Archives de catégorie : Santé publique

Pourquoi faut-il vacciner nos enfants ?

Christelle COTTENCEAU
Responsable Missions Santé
Cabinet Alcimed

La défiance des français dans la vaccination monte d’année en année. Elle a atteint un niveau alarmant : selon un sondage publié par Ipsos et le LEEM le 24 octobre 2016, réalisé auprès de 1 000 personnes en juin, seuls 69 % des français font confiance aux vaccins et à peine plus de 1 sur 2 (52 %) estiment qu’ils présentent plus de bénéfices que de risques.

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Amiante – Industrie : vers un permis de tuer ?

Dominique MATHIS

dominique@hopital-territoires.eu

Dans l’épouvantable dossier de l’amiante (en France : 3 000 morts par an, 100 000 prévus d’ici 2025) la justice de certains pays européens a œuvré et continue d’agir :

  • En Italie, d’importantes personnalités ont été condamnées en 2016 : les ex-patrons d’Olivetti, Carlo et Francodont de Benedetti à 5 ans et 2 mois ; l’ex-ministre Corrado Passera à 1 an et 11 mois avec sursis. Même si des condamnations beaucoup plus lourdes prononcées en 2012 contre Eternit furent annulées en 2014 par la Cour de cassation pour prescription, les usines incriminées ayant fermé en 1986.
  • En Belgique, en mars 2017, la cour d’appel de Bruxelles a conclu dix-sept années de procédure par une condamnation de la société Eternit. Condamnation pécuniairement symbolique (25 000 €) mais qui libère la voie à plusieurs dizaines de procédures en cours…

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Le CHU de Tours en pointe pour le dépistage néonatal en Centre – Val de Loire

Le CHU de Tours, en charge de l’analyse des dépistages néonatals pour l’ensemble de la région Centre-Val de Loire, vient d’acquérir un nouvel équipement permettant l’automatisation de ces analyses, pour un rendu plus rapide des résultats.

Les principes du dépistage néonatal

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Attention à la rage

Didier FABRE

directeur départemental adjoint
de la protection des populations de la Drôme

didier@hopital-territoires.eu

Dans le monde, une personne meurt de la rage toutes les dix minutes. Bien que notre pays soit indemne de cette maladie, onze cas de rage canine ont été diagnostiqués en France depuis 2011 sur des animaux contaminés à l’étranger et importés illégalement. Le dernier cas recensé remonte à 2015. Il s’agissait d’un chien ramené d’Afrique du Nord.

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Habitat : les effets des micro-organismes sur votre santé

Dr Jacques LEGRAND
Paris
jacques.legrd@hotmail.com

Moisissures, bactéries, acariens… Les micro-organismes présents dans les habitations peuvent provoquer des réactions allergiques et des problèmes respiratoires. Pour éviter leur prolifération, une bonne ventilation s’impose. L’utilisation de matériaux minéraux comme le béton permet également de minimiser les risques.

40% des logements en France seraient contaminés par les moisissures selon l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI)… Et 15 à 20% abriteraient même des moisissures visibles selon l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Pour cette agence, qui a publié en juin 2016 un rapport d’expertise très complet sur le sujet à la demande des ministères chargés de la santé et de l’environnement, il s’agit là d’« un enjeu majeur de santé publique, du fait de la part importante de logements concernés, des effets avérés sur la santé respiratoire et de l’identification de populations à risque ».

Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « les mauvaises conditions d’habitat augmentent la prévalence de l’asthme, des allergies respiratoires et de la peau, et des autres maladies pulmonaires ». Il existe ainsi des « maladies liées au bâtiment », associées au développement de micro-organismes et, le plus souvent, à un défaut des systèmes de climatisation et de ventilation. Le « syndrome des bâtiments malsains » (SBM) est ainsi caractérisé par un ensemble de symptômes non spécifiques affectant la peau, les muqueuses, le système respiratoire ou le système nerveux.

Allergies et problèmes respiratoires

Champignons, bactéries, acariens, algues, pollens, virus… Invisible à l’œil nu, toute une microfaune et une microflore se développe naturellement dans notre habitat, comme dans l’air que nous respirons ou même sur notre peau. Des études menées aux Etats-Unis par des chercheurs des universités du Colorado et de Caroline du Nord sur quelque 1 500 maisons et appartements ont montré qu’un logement contenait en moyenne environ 5 000 espèces différentes de bactéries et 2 000 espèces de champignons.

Le plus souvent inoffensifs, ces micro-organismes peuvent poser un réel problème pour la santé en cas de prolifération ou de présence de certaines espèces pathogènes. Les moisissures, les bactéries et les acariens, en particulier, lorsqu’ils sont présents en abondance à l’intérieur des bâtiments, peuvent notamment provoquer des réactions allergiques ou des problèmes respiratoires, en particulier chez les personnes sensibles, notamment les jeunes enfants, les personnes âgées et les individus asthmatiques : écoulement nasal, rhinite, sinusite, toux, irritation de la gorge, yeux rouges, irritations cutanées, voire fièvre et nausées… Les symptômes varient selon les personnes, la quantité et le type d’allergènes présents dans l’air intérieur. Le risque est également augmenté par l’exposition à des pollutions aux particules, aux hydrocarbures et aux composés organiques volatils (COV).

Les symptômes peuvent être plus sévères pour les personnes souffrant d’asthme (7 à 10% de la population), d’autant que 85% des individus asthmatiques seraient également allergiques aux acariens et 20% aux moisissures. Certaines moisissures et certaines bactéries peuvent également libérer des toxines, qui ont été reliées au syndrome des bâtiments malsains, avec parfois des cas d’infections ou d’intoxications graves.

Le béton bloque les moisissures

Les bactéries se développent un peu partout, en particulier sur les matières organiques, et dépendent largement de la présence d’eau. Les acariens prolifèrent sur les poussières tièdes et humides des matelas, des oreillers, des teintures murales, des moquettes ou des papiers peints. Quant aux moisissures, champignons microscopiques, elles ont besoin pour se développer d’un certain taux d’humidité (environ 70%), d’une température douce (22°C à 25°C en moyenne) et de la présence de substances dont elles peuvent se nourrir (poussières, aliments, bois, papier, tissus, etc.).

Principales préconisations pour éviter la prolifération des micro-organismes : limiter l’humidité dans le logement et éviter toute infiltration d’eau, adopter un mode de ventilation adapté et efficace, en particulier pour évacuer la vapeur d’eau dans la salle de bain et la cuisine, éviter les points froids (ponts thermiques et entrées d’air) qui constituent une source de condensation…

Le choix des matériaux n’est donc pas neutre. Les matériaux imputrescibles et peu sensibles à l’humidité pourront être privilégiés. D’une manière générale, la moisissure a besoin pour se développer d’un milieu humide et d’éléments nutritifs. Le béton, par exemple, matériau inerte et minéral, ne constitue pas un milieu potentiellement nutritif pour les micro-organismes présents dans l’air, qui ne peuvent donc pas se développer à sa surface. Mieux, le béton présente même un comportement fongistatique, c’est-à-dire qu’il possède la capacité d’empêcher le développement des moisissures. Celles-ci peuvent se fixer à la surface du béton, mais sa nature minérale inhibe leur croissance. Et comme par ailleurs, ce matériau n’émet pas de composés organiques volatils (COV), l’habitat béton, s’il est convenablement ventilé et isolé, présente donc les meilleures garanties d’un air intérieur sain.

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Paludisme: une nouvelle voie d’accès au cœur du parasite

logo-cnrs_1365848125395-jpgDes chercheurs viennent d’identifier un talon d’Achille du parasite responsable du paludisme, en montrant que son développement optimal dépend de sa capacité à dérober des molécules d’ARN aux cellules infectées – une interaction hôte-pathogène encore jamais observée.

Si la fonction exacte de ce détournement reste mystérieuse, les résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour acheminer des agents thérapeutiques de manière spécifique au cœur du parasite.

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Une nouvelle loi pour quelle modernisation de notre système de santé ?

Cabanis Jean-NoelJean-Noël Cabanis

docteur en sciences économiques, consultant

jean-noel@hopital-territoires.eu

Les tragiques évènements du mois de janvier 2015 ont éclipsé un moment les réactions de nombreux professionnels de santé, tous statuts et privilèges confondus, contre le projet de loi présenté par Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé. Ceux encore plus terrifiants du mois de novembre ont interdit toute réflexion posée, tant au niveau des syndicats que des fédérations d’établissements. L’état d’urgence, et aujourd’hui la révision constitutionnelle envisagée par le gouvernement, occupent l’espace médiatique.

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Le tabagisme parmi le personnel hospitalier de la ville de Fès (Maroc)

Otmani Nada, Serheir Zineb, Bennani Othmani Mohamed
Laboratoire d’informatique médicale Casablanca
Otmani nada : Faculté de médecine Fès ; Université sidi Med Ben Abdellah
BP : 592, Poste Batha, 33000, Fès, Maroc
nada.oudidi@gmail.com

Introduction

Au Maroc, de nombreux efforts sont et ont été déjà faits dans le domaine de la prévention du tabagisme. L’interdiction de fumer à l’hôpital est née d’une volonté gouvernementale de réduire le tabagisme passif. L’hôpital doit être un lieu sans tabac afin que son personnel puisse servir de modèle pour les patients.

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Avis de l’OMS sur migration et santé

OMS Europe2Dans cette période où la migration, constante immémoriale de l’humanité, exacerbe les peurs, les haines, les extrémismes politiques et les fanatismes de toute sorte, il n’est pas inutile d’entendre le dire d’experts du bureau européen de l’OMS…

Quels sont les problèmes de santé auxquels sont couramment confrontés les réfugiés et les migrants à leur arrivée dans la Région européenne ?

Les problèmes de santé des réfugiés et des migrants sont semblables à ceux que connaît le reste de la population, bien que leur prévalence soit plus importante chez certains groupes. Parmi les problèmes de santé les plus fréquents auxquels doivent faire face les migrants nouvellement arrivés, il convient de mentionner les blessures accidentelles, l’hypothermie, les brûlures, les événements cardiovasculaires, les complications liées à la grossesse et à l’accouchement, le diabète et l’hypertension. Les femmes migrantes sont souvent confrontées à des difficultés spécifiques, liées notamment à la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, à la santé sexuelle et génésique, et à la violence.

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