Archives de catégorie : Santé durable

Perturbateurs endocriniens : la Commission européenne continue de mener une bataille d’arrière-garde contre l’évidence scientifique

La Commission européenne a obtenu un vote sur ses propositions de définition des perturbateurs endocriniens sur la base de la définition de l’OMS, en élargissant aux catégories « perturbateurs endocriniens avérés » et « perturbateurs endocriniens présumés », mais en maintenant le principe d’une exemption pour les pesticides agissant sur les arthropodes.

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Une politique de santé environnementale pour relever le défi de la crise sanitaire, 4e crise écologique

« La santé environnementale sera une priorité du quinquennat », « lnterdiction des perturbateurs endocriniens » Le RES avait noté avec satisfaction ces engagements dans le programme d’Emmanuel Macron. Nous attendons maintenant qu’ils soient transcrits dans la réalité.

« La Maison brûle et nous regardons ailleurs ». Nicolas Hulot avait inspiré à Jacques Chirac son discours de 2002, à l’occasion de la conférence de Johannesburg sur le changement climatique. L’enjeu aujourd’hui est de même ampleur en ce qui concerne la crise sanitaire, qui est en quelque sorte la 4e crise écologique. Là aussi, la maison brûle et nous regardons ailleurs. Continuer la lecture

Pollution : les effets à long terme sur notre santé

Alors qu’une étude publiée le 15 mai dans la revue Nature révèle que la moitié des voitures sur la planète dépassent les limites réglementaires d’émissions d’oxydes d’azote, il est plus que jamais nécessaire de rappeler les risques majeurs de l’exposition prolongée à la pollution sur notre santé. Des effets néfastes pour lesquels les grandes villes sont particulièrement concernées.

Aggravation des pics de pollution : des chiffres alarmants

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L’Association française des malades du myélome multiple fait le point sur la place des soins de support

Fatigue, douleurs, insomnies, anxiété sont le lot quotidien des patients atteints de cancer. Ces symptômes ont des répercussions sur leur qualité de vie et ont un impact négatif sur leur physique et leur moral et tout particulièrement chez les malades du myélome multiple.
Activité physique, psycho-oncologie, prise en charge de la douleur, nutrition, … sont des soins de support reconnus par les professionnels de santé et appréciés des malades. Ils font aujourd’hui partie intégrante de la prise en charge globale du cancer et constituent un enjeu prioritaire.

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18 mai 2017 : 24e Journée mondiale de la Fibromyalgie

18 mai 2017 : 24e Journée mondiale de la Fibromyalgie
CHRU de Tours – Hôpital Bretonneau

Le 18 mai 2017 se tiendra une journée d’information organisée en partenariat avec le Centre pour le traitement de la douleur de l’hôpital Bretonneau au CHRU de Tours et l’association FIBROMYALGIE AGIR ENSEMBLE. Stand ouvert à tous et gratuit de 10 h à 16 h – hall B1A – Hôpital Bretonneau

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Promotion des médicaments par les laboratoires : la HAS renforce les règles et va analyser son impact sur les professionnels

Depuis 2004, l’activité des laboratoires pharmaceutiques visant à la promotion de médicaments auprès des professionnels de santé – dite « visite médicale » – doit être certifiée conformément à un référentiel de la HAS. Ce référentiel est aujourd’hui actualisé : ses règles sont étendues à toute forme d’action promotionnelle et à tous ses acteurs, et renforcées en termes de contenu des messages et d’organisation des visites. La HAS produira par ailleurs d’ici la fin de l’année, une analyse de l’impact des pratiques promotionnelles des laboratoires sur les prescriptions des professionnels de santé.

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Habitat : les effets des micro-organismes sur votre santé

Dr Jacques LEGRAND
Paris
jacques.legrd@hotmail.com

Moisissures, bactéries, acariens… Les micro-organismes présents dans les habitations peuvent provoquer des réactions allergiques et des problèmes respiratoires. Pour éviter leur prolifération, une bonne ventilation s’impose. L’utilisation de matériaux minéraux comme le béton permet également de minimiser les risques.

40% des logements en France seraient contaminés par les moisissures selon l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI)… Et 15 à 20% abriteraient même des moisissures visibles selon l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Pour cette agence, qui a publié en juin 2016 un rapport d’expertise très complet sur le sujet à la demande des ministères chargés de la santé et de l’environnement, il s’agit là d’« un enjeu majeur de santé publique, du fait de la part importante de logements concernés, des effets avérés sur la santé respiratoire et de l’identification de populations à risque ».

Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « les mauvaises conditions d’habitat augmentent la prévalence de l’asthme, des allergies respiratoires et de la peau, et des autres maladies pulmonaires ». Il existe ainsi des « maladies liées au bâtiment », associées au développement de micro-organismes et, le plus souvent, à un défaut des systèmes de climatisation et de ventilation. Le « syndrome des bâtiments malsains » (SBM) est ainsi caractérisé par un ensemble de symptômes non spécifiques affectant la peau, les muqueuses, le système respiratoire ou le système nerveux.

Allergies et problèmes respiratoires

Champignons, bactéries, acariens, algues, pollens, virus… Invisible à l’œil nu, toute une microfaune et une microflore se développe naturellement dans notre habitat, comme dans l’air que nous respirons ou même sur notre peau. Des études menées aux Etats-Unis par des chercheurs des universités du Colorado et de Caroline du Nord sur quelque 1 500 maisons et appartements ont montré qu’un logement contenait en moyenne environ 5 000 espèces différentes de bactéries et 2 000 espèces de champignons.

Le plus souvent inoffensifs, ces micro-organismes peuvent poser un réel problème pour la santé en cas de prolifération ou de présence de certaines espèces pathogènes. Les moisissures, les bactéries et les acariens, en particulier, lorsqu’ils sont présents en abondance à l’intérieur des bâtiments, peuvent notamment provoquer des réactions allergiques ou des problèmes respiratoires, en particulier chez les personnes sensibles, notamment les jeunes enfants, les personnes âgées et les individus asthmatiques : écoulement nasal, rhinite, sinusite, toux, irritation de la gorge, yeux rouges, irritations cutanées, voire fièvre et nausées… Les symptômes varient selon les personnes, la quantité et le type d’allergènes présents dans l’air intérieur. Le risque est également augmenté par l’exposition à des pollutions aux particules, aux hydrocarbures et aux composés organiques volatils (COV).

Les symptômes peuvent être plus sévères pour les personnes souffrant d’asthme (7 à 10% de la population), d’autant que 85% des individus asthmatiques seraient également allergiques aux acariens et 20% aux moisissures. Certaines moisissures et certaines bactéries peuvent également libérer des toxines, qui ont été reliées au syndrome des bâtiments malsains, avec parfois des cas d’infections ou d’intoxications graves.

Le béton bloque les moisissures

Les bactéries se développent un peu partout, en particulier sur les matières organiques, et dépendent largement de la présence d’eau. Les acariens prolifèrent sur les poussières tièdes et humides des matelas, des oreillers, des teintures murales, des moquettes ou des papiers peints. Quant aux moisissures, champignons microscopiques, elles ont besoin pour se développer d’un certain taux d’humidité (environ 70%), d’une température douce (22°C à 25°C en moyenne) et de la présence de substances dont elles peuvent se nourrir (poussières, aliments, bois, papier, tissus, etc.).

Principales préconisations pour éviter la prolifération des micro-organismes : limiter l’humidité dans le logement et éviter toute infiltration d’eau, adopter un mode de ventilation adapté et efficace, en particulier pour évacuer la vapeur d’eau dans la salle de bain et la cuisine, éviter les points froids (ponts thermiques et entrées d’air) qui constituent une source de condensation…

Le choix des matériaux n’est donc pas neutre. Les matériaux imputrescibles et peu sensibles à l’humidité pourront être privilégiés. D’une manière générale, la moisissure a besoin pour se développer d’un milieu humide et d’éléments nutritifs. Le béton, par exemple, matériau inerte et minéral, ne constitue pas un milieu potentiellement nutritif pour les micro-organismes présents dans l’air, qui ne peuvent donc pas se développer à sa surface. Mieux, le béton présente même un comportement fongistatique, c’est-à-dire qu’il possède la capacité d’empêcher le développement des moisissures. Celles-ci peuvent se fixer à la surface du béton, mais sa nature minérale inhibe leur croissance. Et comme par ailleurs, ce matériau n’émet pas de composés organiques volatils (COV), l’habitat béton, s’il est convenablement ventilé et isolé, présente donc les meilleures garanties d’un air intérieur sain.

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Surveillance sanitaire des abeilles

didier-fabre_img_1443296599515Didier FABRE
directeur départemental adjoint
de la protection des populations de la Drôme
didier@hopital-territoires.eu

Les abeilles jouent un rôle essentiel dans la pollinisation. En effet, alors que 80% des cultures sont dépendantes des pollinisateurs, près de 85% de ces plantes sont pollinisées par les abeilles.

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5e Journée d’échanges sur l’air organisée par Atmo Picardie

logo ATMO PicardieLes perturbateurs endocriniens

Atmo Picardie organise sa 5e journée d’échanges, sur l’air sur le thème des perturbateurs endocriniens, le mardi 27 septembre 2016 à Amiens.

Cette journée est à destination des professionnels du monde agricole, des collectivités locales, gestionnaires de risque, chercheurs, enseignants et étudiants en médecine, pharmacie et toxicologie environnementale.

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Vers une ophtalmologie à deux vitesses ?

Dr Jacques Legrand DSC0235
Dr Jacques Legrand, Paris

jacques.legrd@hotmail.com

 

Coût des consultations et des équipements, baisse des remboursements, rôle des mutuelles et des sur-complémentaires, pénurie d’ophtalmos : l’accès aux soins visuels est loin d’être simple, et fluide… Sommes-nous en train de mettre en place une ophtalmologie à deux vitesses ?

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De la transparence du corps à celle de la vie publique

DIDIER Jean-Pierre
Pr Jean-Pierre DIDIER
professeur des universités
praticien hospitalier honoraire
jean-pierre@hopital-territoires.eu

 

« A trop vouloir voir, nous avons oublié de penser »

Le dictionnaire de l’Académie française définit la transparence comme la « propriété qu’a un corps, un milieu, de laisser passer les rayons lumineux, de laisser voir ce qui se trouve derrière ». Au sens figuré c’est « la qualité d’une personne dont les pensées et les sentiments sont faciles à comprendre, à deviner », ou « la qualité d’une institution qui informe complètement sur son fonctionnement, ses pratiques ».

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Saint-Denis (93) : La Maison des Femmes, une prise en charge spécialisée pour les femmes en souffrance

Dr Ghada Hatem-Gantzer, fondatrice de la Maison des Femmes
Maternité Angélique du Coudray, CH de Saint Denis
assistée de Mathilde Delespine, sage-femme,
coordinatrice de la Maison des Femmes

 

Ghada Hatem, chef du service gynécologie-obstétrique de l'Hôpital Delafontaine à Saint-Denis (93), photographiée à Saint-Denis en juillet 2014 par Mathieu Zazzo

Ghada Hatem, chef du service gynécologie-obstétrique de l’Hôpital Delafontaine à Saint-Denis (93), photographiée à Saint-Denis en juillet 2014 par Mathieu Zazzo

Originaires de plus d’une centaine de pays, les femmes que le docteur Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue-obstétricienne, reçoit en consultation sont, pour beaucoup d’entre elles, submergées par des difficultés sociales extrêmes et des problématiques liées à leur culture.

« Un sous-peuple ! Voilà ce qui me révolte et me donne l’envie de faire de la cause des femmes dans le 93, l’engagement d’une vie ! » Cette phrase résume le combat que mènent chaque jour Ghada Hatem-Hantzer et son équipe, dont Mathilde Delespine, sage-femme, à la Maternité Angélique du Coudray du CH de Saint-Denis (93). Continuer la lecture

Medias et santé, un couple infernal

DIDIER Jean-Pierre
Pr Jean-Pierre DIDIER
professeur des universités
praticien hospitalier honoraire
jean-pierre@hopital-territoires.eu

 

Un monde où l’on est au courant de tout, mais sans vraiment savoir

Fin octobre, des titres ont mis le feu à nos cuisines dans le cadre d’un buzz surgissant dans le sillage de la publication d’un rapport de l’OMS.

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