Archives de catégorie : GRH

La prise illégale d’intérêts et le recrutement de proches par un chef d’établissement

Queyroux Christian
Christian QUEYROUX

christian@hopital-territoires.eu

A la lumière de dossiers récents et d’échanges avec des collègues directeur d’établissement qui attestent que, de bonne foi, certains ne mesurent pas les risques encourus, il parait nécessaire d’alerter les directeurs d’hôpital sur le risque d’incrimination non seulement pénale mais disciplinaire qui pourrait les concerner à raison d’une prise illégale d’intérêt consécutive notamment au recrutement de proches au sens large dans la structure dont ils sont  directeur avec le pouvoir de nommer aux emplois.

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De la loyauté

Destrem Hugues
Hugues DESTREM

 

hugues@hopital-territoires.eu

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Christian Queyroux, dans son article « Pas de loyauté pour les ennemis de la loyauté » paru dans la revue Hôpital & Territoires [1] dresse une excellente description du mal de loyauté. Mais, qu’il se rassure, celui-ci ne frappe pas que les administrations publiques, le monde de l’entreprise, public et privé en sont autant frappés.

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Pas de loyauté pour les ennemis de la loyauté

Queyroux ChristianChristian Queyroux

christian@hopital-territoires.eu

 

En cette période d’évaluation pour les directeurs d’hôpital qui s’achève, je voudrais m’arrêter sur un terme que l’on retrouve dans certains dossiers : la loyauté, généralement évoquée plutôt quand l’évaluateur estime que l’adjoint évalué en a manqué.

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Epouses et concubines

Ah ! Si les empires, les grades, les places ne s’obtenaient pas par la corruption,
si les hommes purs n’étaient achetés qu’au prix du mérite,
que de gens qui sont nus seraient couverts,
que de gens qui commandent seraient commandés !

Le marchand de Venise

Shakespeare

Queyroux ChristianChristian QUEYROUX
directeur d’hôpital
christian@hopital-territoires.eu

 

A l’Ecole nationale de la santé publique, dans les années 70 (pas 1870), un des enseignants accueillait les nouveaux élèves directeurs avec un propos liminaire qui était à peu près le suivant :

« Vous allez apprendre un certain nombre de notions relatives à différentes disciplines qui vous seront utiles un temps, jusqu’à ce que les textes changent.

Je vais vous faire cadeau de deux maximes inusables qui, si vous vous en souvenez et les mettez en œuvre, devraient vous éviter bien des déboires tout au long de votre carrière :

La femme du directeur n’est pas la directrice, jamais dans la paroisse (ou le diocèse si vous prenez du galon) »

Un certain nombre de situations rencontrées tout au long de ma carrière m’ont amené à penser que ces maximes n’avaient pas été entendues, à commencer par un établissement dans lequel le directeur ‑ mais dirigeait-il vraiment ? avait demandé à ses adjoints d’appeler son épouse « Madame la directrice », ce que nous avions poliment décliné en expliquant que son contrat de mariage n’était pas un contrat de travail… même s’il est vrai que parfois le mariage avec ou sans contrat ouvre droit à un contrat de travail privilégié.

DRHLes jeunes générations feignent de croire que les situations de ce type, et d’autres similaires, étaient l’apanage des anciens, ce qui est commode et laisse croire que ce risque a disparu des écrans radars.

En l’état actuel de la répartition des hommes et des femmes sur les emplois de chef d’établissement, ces dernières y sont encore significativement minoritaires, comme l’a souligné il n’y a guère une étude de l’ADH, et sont donc également moins nombreuses à pouvoir être tentées par les dérives qui s’attache au statut de « chef suprême ».

Si les directeurs hommes ne sont pas tous flanqués d’une épouse, d’une compagne, bon nombre le sont, qu’ils l’aient rencontré avant ou après leurs études, qu’ils en aient changé officiellement ou non depuis, une ou plusieurs fois selon les cas.

Tous n’ont pas laissé leur partenaire se prendre pour le directeur, la plupart n’ont pas « chassé ou été chassé dans la paroisse » mais certains ont parfois ramené dans la paroisse les compagnes rencontrées ailleurs.

Lors de rencontres avec de jeunes collègues, il m’arrivait de les mettre en garde contre certaines dérives qui pourraient les conduire en conseil de discipline ou bien en correctionnelle et je leur rappelais que le fait de se laisser entrainer à tordre la réglementation, qu’elle concerne les marchés publics, le recrutement, les avantages en nature, les travaux, même sous la pression de ses proches, à commencer par l’épouse ou la compagne, était non seulement juridiquement condamnable mais moralement inacceptable.

Je citais une phrase plusieurs fois à l’origine de glissement successifs du sens commun prononcée par une épouse, une compagne : « Avec tout le temps que tu consacres à ton établissement il n’est pas anormal de penser à quelques compensations … » et j’alertais mes interlocuteurs sur les risques qu’ils pourraient encourir en se laissant convaincre d’aménager les règles pour complaire à leur moitié dont le poids, en termes d’influence s’entend, et non sur le modèle cher au dessinateur Dubout, peut être très supérieur et de beaucoup à cette notion de moitié.

JULIEQu’un homme amoureux se ruine pour l’objet de sa passion n’est déjà pas très raisonnable même si c’est son propre capital qu’il dilapide.

Force est de constater qu’en amour, les marchés à bons de commande, définis à l’article 77 du code des marchés publics comme des marchés conclus avec un ou plusieurs opérateurs économiques et exécutés au fur et à mesure de la survenance du besoin par l’émission de bons de commande sur la base d’un tarif préalablement établi, seraient un moindre mal alors que parfois les rapports qui règlent ces relations s’apparentent plus aux effets d’un emprunt toxique.

Qu’un homme amoureux soit a fortiori pingre dans la passion au point de faire payer le prix de sa ou de ses conquêtes par d’autres, à commencer par les institutions qu’il gouverne, voilà qui est proprement scandaleux… mais pas si rare.

Il y a eu des cas emblématiques dans lesquels chaque rupture était précédée ou suivie de la promotion de la passion finissante, cette manœuvre pouvant être répétée plusieurs fois au sein de la même entité de belle taille, jusqu’à induire, lorsqu’on appelait par son nom d’épouse telle ou telle cadre de l’établissement, cette question de la standardiste : « Madame X …, laquelle ? »

L’ordre dans lequel se sont incrémentés les statuts d’épouse ou de compagne ou de maîtresse et de collaboratrice n’est pas anodin.

De même que l’Eglise catholique interdit le mariage aux prêtres, mais ordonne des hommes qui furent mariés mais veufs, de même les conséquences sont différentes selon que l’idylle a précédé ou suivi la collaboration.

La rencontre a-t-elle d’abord été professionnelle puis a-t-elle évoluée vers plus d’affinités électives ? La rencontre a-t-elle été d’abord affective, la passion suggérant que l’être aimé devait aussi être au côté de son double dans la vie professionnelle ?

Quelle est la différence ? En termes juridiques elle est significative.

Dans le premier cas, le directeur n’aurait encouru que le risque d’être éventuellement poursuivi pour harcèlement sexuel si la passion tournait court et si la personne délaissée trouvait là un exutoire à sa peine ou un instrument de revanche sur le séducteur délaissant. Il est même assez fréquent que des hyménées se nouent sur les lieux de travail où chacun passe une part non négligeable de son temps.

Dans le deuxième cas, le directeur qui ferait entrer sa passion rencontrée hors du travail, pendant les activités de loisir, dans le champ professionnel en lui aménageant un parcours accéléré, dégagé des embûches du concours, de la publication du poste, de la mise en concurrence avec des titulaires, encourrait lui des poursuites pour favoritisme ou prise illégale d’intérêt.

PICASSOBien sûr, par ces temps de stagnation économique et de chômage significatif, on peut comprendre qu’à la manière de Sophie tentée par les fruits confits et s’attirant des malheurs, le fait de disposer du pouvoir de donner du travail, pour un directeur, tente ses proches, conjoint, enfants, collatéraux et qu’il soit difficile de résister à la tentation.

De bonnes excuses peuvent être avancées : ª Nécessité de suivre son conjoint ou compagnon dans ses mutations ª Isolement relatif de certains établissements par rapport au marché de l’emploi.

Cela reste des excuses et non des justifications au regard de la Loi.

Tu menais le blond Hyménée,
Qui devait solennellement
De ce fatal accouplement
Célébrer l’heureuse journée.

Ode au Grand Ecuyer – François de Malherbe

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Fusion des corps ou réflexion sur les missions et les métiers de DH et de D3S

Queyroux Christian

Christian QUEYROUX
directeur d’hôpital
christian@hopital-territoires.eu

 

A la veille du rassemblement des hospitaliers à Paris dans le cadre du salon Santé, Autonomie peut-être faut-il tenter de situer le débat de la fusion dans un contexte plus professionnel que corporatiste et s’interroger sur les spécificités des métiers, sur les parcours professionnels et sur les besoins spécifiques de chaque profession surtout en début de carrière.

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REGIME DISCIPLINAIRE DES AGENTS DES ETABLISSEMENTS SANITAIRES ET SOCIAUX PUBLICS

Ablain PatriceREGIME DISCIPLINAIRE
DES AGENTS
DES ETABLISSEMENTS SANITAIRES ET SOCIAUX PUBLICS

30ème édition 2014

L’Association pour le développement du droit hospitalier vient de diffuser la 30ème édition du « Régime disciplinaire des agents des établissements sanitaires et sociaux publics », de Patrice ABLAIN, actualisée au 31 décembre 2013, CD-ROM au format .pdf.

Ouvrage, unique dans le domaine du droit disciplinaire mais également dans les domaines voisins de la discipline (diminution de note, licenciement d’un agent stagiaire, abandon de poste…) est le seul document de référence en la matière et rassemble plus de 3.400 décisions des juridictions administratives. Un incontournable pour les professionnels.

(Association pour le développement du droit hospitalier 7 rue de Dinard 35300 Fougères addh@orange.fr

CHU Angers – projet social

Projet social : la bienveillance comme leitmotiv

C’est autour du bien-être au travail que se nouera le prochain projet du CHU au chapitre des ressources humaines.

Laurent Renaut

Dans le nouveau projet d’établissement du CHU d’Angers, le volet social occupera une place importante, revêtant lui-même deux dimensions : la partie sociale, découlant essentiellement de la classique négociation avec les syndicats bien sûr, mais aussi la partie RH, à laquelle se rattacheront les grandes orientations en termes de formation et de gestion des carrières et des compétences. « La plupart des projets sociaux consistent à gérer la formation, les problématiques d’absentéisme, etc. La nouveauté de notre projet est de structurer toute une politique de GRH, centrée sur un mot d’ordre simple : la bienveillance au service des patients et des agents de l’hôpital », résume Laurent Renaut, directeur des ressources humaines du CHU.

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Le burn-out frappe de nombreux professionnels soumis à une pression toujours plus grande

Calmes GillesGilles CALMES

directeur de la stratégie, des affaires médicales et de la communication

Centre hospitalier Sud-Francilien (91)  –  gilles@hopital-territoires.eu

Dehaine Jean-BapstisteJean-Baptiste DEHAINE

attaché d’administration hospitalière

Centre hospitalier de Saint-Quentin (02)  –  jean-baptiste@hopital-territoires.eu

La succession d’actes graves (de la dépression profonde jusqu’au suicide sur le lieu de travail) au sein d’une même entité pose une multitude de question, dont la plus vive est la suivante : Que se passe-t-il dans ces « organisations » pour que les salariés en arrivent à ces extrémités ?

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L’Hôpital à l’épreuve de la violence institutionnelle

Mathis DominiqueDominique MATHIS

dominique@hopital-territoires.eu

 

Mais pourquoi je reste ?

Au téléphone, elle me racontait sa descente aux enfers, chute abyssale dans la combe des vexations et humiliations diverses qu’elle subissait depuis des mois. « Ils m’ont retiré mon portable, supprimé mes gardes, écarté des réunions stratégiques, confié les dossiers importants à mon subalterne, informé en réunion plénière que je n’étais plus chef de mission, publié ma fiche de poste pour un recrutement, empêché de m’inscrire à un colloque, disqualifié publiquement. Et sais-tu le pire poursuivait-elle ? C’est quand je prends rendez-vous avec mon supérieur pour avoir des Continuer la lecture

Sélection pas si naturelle

Lapideum Loco

SELECTIONToutes les variétés de chiens sont issues de la domestication d’une seule puis d’un mode de sélection qui selon les besoins à couvrir, les missions à accomplir, a progressivement permis cette spécialisation qui va de chiens sibériens capables de combattre des ours à des modèles réduits de manchon, en passant par toute une gamme dans laquelle on peut distinguer notamment des chiens de berger capables de comprendre plusieurs dizaine de mots tel que le Border Colley et des boules d’affection comme le Cavalier King Charles.

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La disparition de la notation des agents de la fonction publique hospitalière, pour quel gain en matière de management ?

Queyroux ChristianChristian Queyroux

directeur d’hôpital

Une notation fondée sur un texte cinquantenaire !

Le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l’appréciation des fonctionnaires de l’Etat, paru le 30 juillet 2010 a supprimé la notation des fonctionnaires de l’état à compter de l’année 2012 et elle devrait être supprimée en 2014/2015 pour ceux des collectivités territoriales et des hôpitaux.

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