5e Université d’été de la performance en santé : les ateliers de prospective

La 5ème édition de l’Université d’été de la performance en santé ouvrira ses portes
au Centre des congrès de Tours
les 28 et 29 août prochains
.

Placée sous le signe de l’ouverture, du partage et du débat, cette manifestation exceptionnelle est organisée en partenariat avec :

  • le Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS)
  • la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA)
  • l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP).

Ateliers de prospective
Vendredi 28 août de 11 h 45 à 13 h
et
samedi 29 août de 10 h 30 à 11 h 45

P1. Les citoyens et la performance du système de santé : silence et/ou activisme ?

L’engagement silencieux.

Les citoyens apportent une contribution silencieuse non négligeable à la performance du système de soins. De deux façons. Par les transferts de charges qu’ils acceptent : hospitalisation à domicile, chirurgie ambulatoire, maintien à domicile sont autant d’impacts financiers dont la plupart ne donnent pas lieu à prise en charge par la solidarité collective. Par les actions de coordination et de soutien des personnes malades rendues nécessaires par un système de santé et médico-social trop faiblement outillé pour relever ces défis dans un contexte de montée des maladies chroniques.

L’activisme.

L’engagement en santé, dans le cadre de la loi de 1901 ou dans les nouvelles formes permises par l’internet, oscille entre des formes propositionnelles ou protestataires…

Intervenantes :

  • Martine BUNGENER, économiste, sociologue – directrice de recherche, CNRS
  • Madeleine AKRICH, ingénieur, sociologue, Centre de sociologie de l’innovation, Paris Mines Tech

P2. Influer réellement sur le fonctionnement des structures : de la loi de 2002 à la vraie vie !

La participation des usagers dans le secteur médico-social est un levier pour faire évoluer les pratiques des professionnels. Les associations de familles, de personnes handicapées d’une part et les gestionnaires d’établissements d’autre part prennent progressivement conscience que chacun doit évoluer dans sa posture, reconnaître l’expertise, les attentes et les contraintes de l’autre.

Une interaction productive suppose que soient donnés aux personnes en situation de fragilité les moyens d’une contribution effective. L’objectif est de prendre en compte la parole des personnes pour favoriser leur pouvoir de prendre des initiatives, d’agir et d’influer sur leur propre environnement.

Comment créer les conditions d’un dialogue constructif et d’un partage des savoirs et des savoir- faire ?

Comment soutenir la personne dans sa capacité à prendre la parole, à débattre, à se confronter au collectif ?

Quelles formes la participation peut-elle prendre pour faire de la prise de parole des personnes concernées un levier efficace de transformation ?

Intervenants :

  • François BESNIER, président, Association Prader-Willi France
  • Prosper TEBOUL, directeur général, Association des paralysés de France

P3. Quand les usagers dessineront leur environnement

Les organisations de santé, dans un degré moindre celles du champ social et médico-social, arrêtent le plus souvent l’architecture de leurs locaux, l’organisation des circuits patients et usagers et personnes accompagnées sans implication directe de ces derniers.

Dans tous les cas, lorsqu’elles sont assurées, de telles démarches restent ponctuelles, elles ne sont pas généralisées. L’expression des usagers est plutôt confinée pour ce qui concerne des lieux et domaines où leur intervention est perçue comme légitime (salles d’attente, lieux de loisir et de restauration, politique culturelle).

Cependant quelques expériences réussies attestent qu’il existe un bénéfice pour les usagers et les institutions engagées dans des démarches d’adaptation du service rendu co-construites avec les utilisateurs…

Intervenantes :

  • Barbara BAY et Christelle CARRIER, responsables de la Fabrique de l’hospitalité, laboratoire d’innovation des Hôpitaux universitaires de Strasbourg

P4. Aidants et proches : quels défis à relever ?

Quel statut et quel financement des aidants et des proches de malades et de handicapés ? Le système va-t-il se reposer de plus en plus sur les aidants et quelles mutations peuvent entraîner la reconnaissance de ce rôle (sur le plan financier mais aussi sociétal) ?

Intervenantes :

  • Gwenaëlle THUAL-PERRIN, responsable du pôle communication interne & institutionnelle, Novartis
  • Florence LEDUC, présidente, Association française des aidants

P5. Les citoyens : pierre angulaire de l’appréciation de la performance et de l’aide à la décision politique en santé ?

Afin d’apprécier les résultats atteints par le système de santé et de services sociaux du Québec, le Commissaire à la santé et au bien-être mène de nombreuses consultations d’acteurs et de citoyens, plus particulièrement de son forum de consultation.

Des exemples concrets tirés des travaux du commissaire (sur la procréation assistée, les médicaments d’ordonnance et le dépistage prénatal de la trisomie 21) viendront soutenir la discussion sur les raisons qui motivent une plus grande participation citoyenne, les défis que cela pose et les réflexions méthodologiques qui y sont associées. La prise en compte des valeurs citoyennes et des enjeux éthiques dans les délibérations du forum de consultation et son influence sur la formulation des recommandations sera plus particulièrement abordée.

Intervenante :

  • Ghislaine CLERET DE LANGAVANT, commissaire adjointe à la santé et au bien-être – présidente, Société canadienne de bioéthique

P6. Favoriser l’observance aux bénéfices des patients… et des finances publiques ?

Quelles actions mettre en place pour améliorer l’observance dans un contexte de mise sur le marché de molécules innovantes coûteuses et de restrictions budgétaires ? Quels bénéfices les patients et société peuvent-ils en tirer ? Quels relais construire avec les soignants ? Faut-il contraindre ou non et comment ?

Intervenants :

  • Christine SILVAIN, hépatologue, CHU de Poitiers
  • Geoffroy VERGEZ, Société Observias

P7. Les nouveaux habits de la santé communautaire

A partir d’une définition de la santé communautaire en 8 repères élaborée de façon collégiale, les deux experts aborderont les questions de la santé globale, de la mobilisation des acteurs concernés autour de projets (associations, collectivités locales professionnels de santé….)

Intervenants :

  • Marc SCHOENE, président, Institut Renaudot
  • Tim GREACEN, Association AIDES NOIF – laboratoire de recherche, EPS Maison Blanche

P8. e-santé et santé connectée : quels bénéfices, quelles contraintes pour les patients ?

Quels seront les bénéfices de l’e-santé et du partage de données, pour les patients, pour la société elle-même ? Comment les patients peuvent-ils profiter de ces technologies et comment maitriser leurs effets et signes éventuels ?

Intervenants :

  • Laurent HIRSCH, fondateur, Link Care Services
  • Isabelle LAURET, directeur ventes et marketing, Bodycap

Affiche ANAP

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