Quatre nouveaux projets de recherche clinique au CHU Amiens-Picardie

Le CHU Amiens-Picardie a obtenu fin 2016, le financement de quatre nouveaux projets ou programmes de recherche clinique qui seront mis en œuvre en 2017.

Ces quatre nouvelles recherches cliniques visent à améliorer les pratiques et les soins au patient :

  • intérêt de prises d’antibiotiques après l’opération d’une appendicite aigue
  • étude de l’opportunité d’opérer des insuffisants cardiaques pour réduire les risques de mortalité ou de nouvelle hospitalisation
  • comparaison de traitements d’infections pulmonaires
  • analyse des prises en charge des patients atteints de DMLA.

Les équipes investies partent d’une pratique, de constats et proposent de vérifier le bien-fondé des nouvelles pratiques proposées au travers d’études cliniques, dans un souci d’amélioration.

Les patients éligibles et volontaires participent à ces programmes dans un cadre médical strict.

Les CHU sont les principaux animateurs en région des programmes hospitaliers de recherche clinique (PHRC). La DGOS chaque année, sélectionne au niveau national un certains nombres de projets, et permet aux équipes hospitalières d’obtenir un financement.

Intérêt de prises d’antibiotiques après l’opération d’une appendicite aigue

Le programme de recherche porté par le Pr Jean-Marc REGIMBEAU, chef du service de chirurgie digestive, est intitulé Intérêt d’une antibiothérapie post-opératoire après appendicectomie sous cœlioscopie pour appendicite aiguë compliquée.

L’objectif principal est d’évaluer l’impact de l’absence d’antibiothérapie post-opératoire sur le taux d’infection chez les patients présentant une appendicite aiguë compliquée (hors péritonite généralisée).

Deux groupes de patients seront étudiés sur une période de trois ans (1 120 personnes). Tous deux auront accès à un traitement antibiotique avant l’opération, mais un seul des deux en post-opératoire. Chaque patient sera suivi pendant un mois.

Sur ce projet de recherche, le CHU s’associe à 16 autres CHU en France.

Etude de l’opportunité d’opérer des insuffisants cardiaques pour réduire les risques de mortalité ou de nouvelle hospitalisation

Le programme de recherche porté par le Pr Christophe TRIBOUILLOY, chef du service cardiologie, est intitulé Comparaison entre la réparation valvulaire précoce et « l’attente armée » dans les cas d’insuffisance mitrale sévère asymptomatique dégénérative par prolapsus.

L’objectif principal est de démontrer qu’une chirurgie précoce de la valve cardiaque mitrale (qui sépare l’atrium gauche du ventricule gauche) chez les patients présentant une régurgitation mitrale sévère asymptomatique (MR) due à un prolapsus de la valvule, réduit les risques de mortalité ou de nouvelle hospitalisation.

Deux groupes de patients seront étudiés sur une période de 18 mois (424 personnes).

Chaque patient sera suivi pendant 60 mois. Le groupe témoin sera pris en charge de manière habituelle avec un suivi tous les six mois ; le groupe expérimental bénéficiera d’une réparation précoce de la valvule cardiaque dite mitrale. Un examen clinique sera alors effectué à la sortie, à six mois et ensuite chaque année jusqu’à la fin du suivi.

22 centres participent à ce projet en France.

Comparaison de traitements d’infections pulmonaires

Le programme de recherche porté par le Pr Claire ANDREJAK, adjoint au chef de service de pneumologie, s’intitule Clarithromycine versus Azithromycine dans le traitement des infections pulmonaires à Mycobacterium avium complex.

L’objectif principal est de démontrer la non infériorité d’une association contenant de l’Azithromycine à une autre contenant de la Clarithromycine dans la prise en charge des infections pulmonaires à Mycobacterium avium complex.

Sur 60 mois, deux groupes de patients seront étudiés une fois le diagnostic posé (soit un total de 424 patients). Tous les patients seront traités par Rifampicine et Ethambutol. Le premier groupe complètera avec un 3e antibiotique : la Clarithromycine ; le second groupe avec l’Azithromycine.

Chaque patient sera suivi pendant 12 mois.

42 centres participent à ce projet en France.

Analyse des prises en charge des patients atteints de DMLA

Le programme de recherche porté par le Pr Solange MILAZZO, chef du service ophtalmologie, s’intitule L’évaluation médico-économique des traitements anti-VEGF dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) naïve.

L’objectif est de réaliser une analyse coût/utilité des modalités de prise en charge de la DMLA exsudative.

L’analyse des différentes modalités de prises en charge des patients atteints de DMLA reposera sur :

  • Des données disponibles sur l’histoire naturelle de la DMLA en l’absence de traitement
  • Des résultats comparant l’efficacité et la tolérance des différentes stratégies
  • Des données disponibles sur l’observance et la persistance des traitements
  • Des données de pharmacovigilance sur la survenue des effets indésirables
  • Le projet bénéficiera de la mise à disposition des données de l’essai français GEFAL.

Sur ce projet de recherche, le CHU s’associe à quatre autres CHU en France.

Pour comprendre la recherche clinique

Un essai ou une recherche clinique se conduit en quatre étapes :

  1. une phase de préparation qui consiste à écrire de manière très précise la question scientifique à laquelle on souhaite répondre et à rédiger le protocole de recherche correspondant
  2. une phase de validation et d’autorisation par les autorités compétentes
  3. une phase d’inclusion et de suivi qui marque le début opérationnel de l’essai ou de la recherche avec l’inclusion des patients recrutés
  4. une phase d’analyse et de publication qui débute lorsque la base de données est complète (c’est-à-dire comportant toutes les données pour tous les patients) et cohérente. Les résultats font l’objet de la rédaction d’un rapport d’étude, puis de communication ou publication.

Participer à la recherche

Pendant un séjour à l’hôpital, ou à l’occasion d’un suivi, un médecin peut proposer de participer à un protocole de recherche sur un médicament, un produit, un matériel…

Tous les renseignements utiles sont donnés pour permettre au patient de se positionner (information et consentement). Des études peuvent également être menées sur des données anonymisées du dossier médical. Les patients sont libres d’accepter ou de refuser d’y participer.

http://www.chu-amiens.fr

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