Coronavirus : Un lien génétique potentiel

Cet article est uniquement destiné à des fins d’information. L’épidémie actuelle de coronavirus est un événement continu et certains détails peuvent changer à mesure que de nouvelles informations sont mises en lumière.

Aucune des informations contenues dans cet article ne doit être considérée comme un avis médical. Si vous pensez être atteint d’une quelconque infection, consultez immédiatement un médecin.

Cet article se concentre sur les facteurs génétiques qui peuvent affecter la réponse de l’organisme à la COVID-19. Pour plus d’informations sur la maladie, notamment sur les symptômes et la prévention, consultez les ressources des Centers for Disease Control and Prevention.

La maladie à coronavirus (COVID-19)

L’épidémie actuelle de maladie à coronavirus, mieux connue sous le nom de COVID-19, est une maladie causée par une infection par un virus appelé SRAS-CoV-2 (anciennement connu sous le nom de 2019-nCoV).

En règle générale, la grande majorité des cas de COVID-19 sont bénins et présentent des symptômes semblables à ceux du rhume.

Cependant, environ 14 % des cas sont considérés comme graves et 5 % des cas entraînent une maladie grave, selon les données préliminaires des centres chinois.

L’Organisation mondiale de la santé estime qu’environ 3,4 % des cas de COVID-19 ont entraîné la mort dans le monde entier.

Bien que ces chiffres évolueront probablement au fur et à mesure que nous en apprendrons davantage sur la maladie, il semble que la COVID-19 puisse affecter différemment certains groupes de personnes.

Les premières recherches suggèrent que l’âge, le sexe, la situation géographique et les conditions de santé sous-jacentes peuvent tous influencer la gravité et la sensibilité à la COVID-19.

Il est intéressant de noter que certaines données indiquent que la génétique peut également jouer un rôle dans la gravité de la maladie. Plus précisément, le gène ACE2 pourrait avoir des interactions importantes avec le coronavirus.

Coronavirus et ACE2

Le terme “coronavirus” désigne en fait un groupe de virus, dont le SRAS, le MERS et le SRAS-CoV-2 (le virus responsable de l’actuelle épidémie de COVID-19).

Les virus, en général, agissent en envahissant les propres cellules du corps et en utilisant les composants à l’intérieur pour aider à la réplication et à la propagation.

Le virus du SRAS-CoV-2, en particulier, semble entrer dans les cellules humaines en se fixant au récepteur ACE2, qui sert de point d’entrée au virus.

Normalement, le récepteur ACE2 joue un rôle important dans la régulation de la pression sanguine et de l’équilibre hydrique de l’organisme.

Les récepteurs ACE2 se trouvent dans les voies respiratoires de l’organisme, ce qui en fait une cible pour plusieurs types de virus.

Comment la génétique affecte-t-elle les coronavirus ?

Une étude récente suggère qu’il pourrait y avoir un lien entre la génétique et la réponse ou la sensibilité de l’organisme au SRAS-CoV-2.

Les chercheurs de cette étude ont identifié un certain nombre de variantes du virus ACE2 qui sont nettement plus fréquentes dans les populations d’Asie de l’Est que dans d’autres groupes.

Certains de ces variants (également appelés SNP) comprennent rs4646127, rs2158082, rs5936011, rs6629110, rs4830983, et rs5936029.

Dans toutes ces variantes, l’allèle majeur (variante la plus courante) est présent chez plus de 95% des personnes issues des populations d’Asie de l’Est.

En revanche, moins de 65 % des populations européennes sont porteuses de cet allèle majeur.

L’allèle majeur de tous ces variants est associé à une plus grande expression de l’ECA2, dont les chercheurs pensent qu’il pourrait augmenter la sensibilité ou la gravité de la COVID-19, car ce variant génétique offre potentiellement plus de points d’entrée pour le virus.

Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer un lien entre le gène ACE2 et COVID-19.

Les chercheurs de cette étude ont également essayé d’identifier les variantes du gène ACE2 qui pourraient empêcher le virus de s’attacher aux cellules du corps, mais aucune preuve n’a été trouvée.

Traitement de COVID-19 : Recherche en cours

Actuellement, les chercheurs s’efforcent d’identifier les agents potentiels pour la prévention ou le traitement de la COVID-19.

En particulier, le récepteur ACE2 a retenu l’attention en raison de son potentiel en tant que point d’entrée pour le SRAS-CoV-2. Les chercheurs explorent des traitements qui bloquent la liaison des virus au récepteur ACE2.

Un exemple est celui des traitements qui bloquent le TMPRSS2, une enzyme qui facilite le processus de liaison entre le récepteur ACE2 et le CoV-2 du SRAS. Des études cellulaires préliminaires sur les inhibiteurs du TMPRSS2 ont donné des résultats prometteurs.

D’autres traitements potentiels comprennent d’autres agents qui peuvent bloquer le récepteur ACE2 ou le développement de vaccins .

Toutefois, ces traitements n’en sont qu’à leurs débuts et il reste à découvrir lesquels pourraient être efficaces.

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